La Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme regrette l’adoption par le Conseil de Paris du 23 novembre 2009 de la délibération permettant au maire de Paris de passer une convention avec la préfecture de police pour le déploiement du plan parisien dit « 1000 caméras ».
La Fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a toujours souhaité que les conditions d’une réelle concertation avec les Parisiens soient mises en place. Les réunions d’information qui se sont tenues dans les arrondissements ont montré que de nombreuses voix s’exprimaient contre ce plan, ainsi d’ailleurs que les votes de plusieurs conseils de quartier. Ces voix n’ont jamais été entendues.
Elle s’interroge sur la pertinence d’un comité d’éthique, simple chambre d’enregistrement du fonctionnement d’un système. Elle déplore l’absence d’une véritable réflexion éthique sur l’impact du développement des techniques de surveillance. Elle demande le renforcement des moyens de contrôle, par la CNIL en particulier, et la mise en place d’une législation adaptée, c’est à dire protectrice des droits et des libertés des citoyens.
La Fédération de Paris de la LDH rappelle avec force son opposition, dans le contexte national du fichage généralisé et du tout-sécuritaire, à ce plan de vidéosurveillance soutenu par la mairie de Paris, soutien qui pour être limité n’en est pas moins explicite.

